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Prince Noir

Edouard, qui ne sera appelé Prince Noir que plus de deux cents ans plus tard, est né à Woodstock, près d’Oxford en 1330. Il est le fils aîné du roi Edouard III d’Angleterre et de la reine Philippa de Hainaut. L’ambiance en Angleterre est tragique. En 1326, sa mère Isabelle de France, aidée de son amant Mortimer, avait contraint son époux le roi Edouard II à abdiquer, puis l’avait fait assassiner. En 1331, Edouard III fait emprisonner sa mère et exécuter son amant Mortimer. Il se réclamera cependant de sa filiation maternelle pour prétendre en 1336 au royaume de France…

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L’église de Lagardère

Eglise paroissiale Saint Laurent, elle devint au XVIII° siècle annexe de Roques. A la suite de nombreuses demandes de la municipalité au XIX° siècle, L’église Saint Laurent eut vers le milieu du XIX°siècle comme officiant régulier un vicaire venu de Roques. Il desservait aussi Polignac (Gondrin). Actuellement, elle fait partie de la communauté catholique de Valence.

Saint Laurent était diacre (laïc chargé de gérer les biens mis en commun dans les premières communautés chrétiennes) du pape Sixte II, à Rome. Le pape fut décapité le 6 août 258 par l’autorité impériale, Laurent fut martyrisé quatre jours après, le 10 août, par le feu.

La légende s’est ensuite enrichi d’épisodes montrant le courage et la générosité du saint, rapportant qu’il fut immolé sur un gril, instrument que l’on retrouve à côté de lui sur les tableaux et statues qui le représentent. Le 10 août (ou le dimanche le plus proche) reste la date de la fête du village de LAGARDERE.

L’église est située sur un mamelon un peu à l’ouest de la « mothe » (colline artificielle) du château. Elle semble dater du XI° siècle (abbé Cazauran). Construite en grand appareil (grandes pierres taillées), elle était de style roman, ce que les modifications ultérieures ont presque complètement caché. L’intérieur avait une vingtaine de mètres de long sur six de large.
Le chevet était plat, comme on en voit l’amorce sur les murs extérieurs (les pierres d’angle portent des marques des tailleurs de pierres). Le portail nord a été transformé plus tard, en réutilisant les matériaux romans. L’arc en demi cercle, actuellement brisé en ogive, était situé plus haut. L’archivolte montre encore trois séries de « pointes de diamant », avec à droite une rose à 6 pétales et à gauche une sorte de fleuron. L’arc actuel repose sur une base qui devait se prolonger en dedans jusqu’à l’ouverture du portail : à gauche, torsade avec damier en dessous, à droite, corniche ornée de fleurons non épanouis qui couronnent un damier.

Portail actuel et reconstitution du portail roman

 

 

Le « chrisme » (forme stylisée des premières lettres grecques du mot Christos) sculpté sur un marbre sans doute récupéré de ruines romaines, se trouvait sûrement au tympan du portail, sous l’arc roman, comme à l’église de Génens (Montréal). Il comporte les signes habituels : khi (X) et rho (P), sur lequel s’enroule un S latin . Les lettres alpha et oméga, accrochées au khi, se voient à gauche et à droite du rho. Le sens en est : Christos, Alpha Oméga, Salvator : Christ, alpha (début) et oméga (fin) de tout, sauveur. On voit en dehors du Chrisme un croix latine à droite et une autre à gauche. On ne connaît pas la signification des autres signes : P, E, 7, G et des deux petits cercles décorés.

A droite du portail, à une faible hauteur, une croix à branches égales, entourées d’un cercle peut avoir fait office de « borne » sur le chemin de Saint Jacques (le chemin principal passe un peu au nord, par Mouchan). Des fenêtres étroites devaient éclairer l’édifice, on en trouve peut-être la trace dans la sacristie actuelle. Le clocher mur doit reproduire celui de l’origine. Le bénitier sur pilier, au milieu de la nef fait sans doute partie de l’église romane primitive.
L’église a été profondément remaniée à la fin du Moyen-âge, ou plus probablement au XVI° siècle après les destructions d’églises et de châteaux réalisées par les bandes huguenotes de Montgoméry, lancées sur la Gascogne à la demande de Jeanne d’Albret (1569). Une abside semi-circulaire a été ajoutée, et le portail a été transformé : de roman il est devenu gothique, ogival, comme on le voit aujourd’hui, par cassure et réajustement des morceaux de l’arc initial. Le chrisme à été déplacé au-dessus de la nouvelle ogive.

Au début du XIX° siècle, la toiture menaçait de s’effondrer. Vers 1840 de gros travaux ont été réalisés, sans modification du portail, avec reconstruction du mur sud, surélévation d’un mètre environ du plafond et du toit, surélévation plus faible des fenêtres existantes, qui ont été aussi agrandies en style « néogothique ». Le pavement du chœur et la marche supportant la clôture du chœur ont été assurés par les pierres de l’ancien mur. D’autres fenêtres ont été rajoutées.

Le mobilier (autel, chaire, statues, confessionnal, tableau du fond de la nef représentant saint Laurent avec son gril, récemment restauré) date du XVIII° ou du début du XIX° siècle. En 1843 la foudre ayant détruit une partie du clocher, il a été reconstruit et exhaussé à son tour. Le tambour qui protégeait la cloche a disparu.
D’autres travaux ont été nécessaires en 1863 (l’autel avait été déplacé dans la nef, pour préserver l’officiant des chutes de pierres), puis en 1872 (sacristie). La dernière restauration (peintures et aménagement intérieur) date des dernières années.

Sous l’ancien régime l’assemblée communale dirigée par les consuls se tenait sur le côté nord de l’église, soit sous l’emban (auvent) plus grand que l’actuel, partant du chevet et allant jusqu’au portail dont il était séparé par une cloison de briques, soit dans la « chambre » adossée à l’église, à droite du portail, qui dispose d’une cheminée. Ceci s’est maintenu après la création des communes (1790) jusqu’à la construction de la première mairie-école en 1838.

L’église a fait l’objet récemment (2016-2017) de travaux importants d’assainissement pour lutter contre l’humidité  ainsi que de remplacement ou restauration du mobilier  (autel, bancs, lutrin, baptistère).

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Les chemins de Saint Jacques

Dès l’époque de Charlemagne (neuvième siècle), le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle, à l’extrême nord ouest de l’Espagne, s’organise et prend de l’ampleur. C’est, avec Rome, le plus important pèlerinage vers un centre européen, dont l’intérêt ne s’est jamais démenti.
Progressivement, sous l’impulsion, au départ de l’ordre bénédictin de Cluny, des itinéraires balisés sont conseillés aux pélerins, avec des haltes (hôpitaux) prévues pour eux, et des postes de soins (infirmeries) en cas d’accident ou de maladie.

Quatre voies conduisent à St Jacques » écrit le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud en 1130.Deux d’entre elles traversent le Gers :

  • la « voie de Provence », venant d’Arles, et de St Gilles, passe par Toulouse, Auch, Barran, L’Isle de Noé, Montesquiou, Maubourguet…
  • la « voie du Puy » part du centre de rassemblement du Puy en Velay, et après Conques, Cahors et Moissac, entre en Gascogne, atteint Lectoure, ville épiscopale, Marsolan, Abrin, Castelnau dur Auvignon, Condom, ville abbatiale puis épiscopale (en 1317).

De Condom, vers l’ouest, entre D15 et D277, elle traverse l’Osse au pont d’Artigue, continue par Montréal, Lamothe, Eauze, Manciet et Nogaro. Autour de cette voie principale, d’autres itinéraires secondaires étaient prévus :

  • la « Peyrigne », nord-sud, du gué de la Garonne à Lécussan ou Boé, jusqu’à Abrin, en passant par La Romieu ;
  • un passage de Condom à Eauze par Mouchan et Gondrin
  • un passage de Lectoure à Nogaro par « la carrere roumiue » : St Puy, Castéra-Verduzan, Vic-Fezensac, Lupiac.
  • une autre voie nord-sud utilisait la Ténarèse (ligne de partage des eaux entre le bassin de l’Adour et celui de la Garonne : donc sans rivière à traverser) par Ste Maure (Lot et Garonne) Lannepax, Lupiac, Miélan.

Lagardère se trouve ainsi enserré dans un réseau (voie du Puy, carrere roumiue, Ténarèse) de chemins de St Jacques. On peut penser que les pèlerins l’ont vu, sur sa hauteur, abordé, longé. Les pèlerins d’aujourd’hui avec leur curiosité pour les abords du chemin y viendront facilement. Et, depuis Lagardère, les étapes jacquaires sont proches : 

En allant vers Compostelle :

ABRIN l’hôpital en 1271 avait 69 couettes, 42 couvertures et 11 draps. Il subsiste la chapelle avec une belle porte romane et un enfeu (tombeau inclus dans le mur).

CONDOM : La vieille abbaye St Pierre de l’ordre de Cluny accueillait les pèlerins. Elle fut relayée ensuite par plusieurs hôpitaux : Notre Dame du Pradau, St Jacques de Teste, St Jacques de la Bouquerie, Notre Dame du bout du pont des carmes, l’hôpital Berenjou de Barbet.

L’église St Jacques de la Bouquerie a été restaurée en 1770 après une crue catastrophique de la Baïse. Elle conserve, au chevet, des restes de l’hôpital et la porte « du vœu de la peste »;

L’église Notre Dame du Pradau date de 1212. Elle est le seul reste, très remanié, de l’ancien hôpital. L’église St Barthélémy du Pradau, en vis à vis de l’hôpital, a une belle porte romane dite des « capots ». Elle est devenue musée d’art sacré.

La cathédrale St Pierre date du XVI° siècle, par transformation de l’ancienne église abbatiale. La ville est devenue évêché en 1317. C’est une église-forteresse dont l’intérieur, gothique tardif, a été plusieurs fois remanié au XVII°, avec un cloître gothique restauré au XIX° siècle.

Le PONT d’ARTIGUE était au XIII° siècle sous la responsabilité de l’ordre espagnol de Santiago qui installa tout à côté sa commanderie, aujourd’hui disparue. C’est un pont roman à cinq arches inégales, probablement construit avant le XIII° siècle.

BRETAGNE d’ARMAGNAC, bastide (appelée auparavant Villecomtal) avait un hôpital, dit de Cauffey.

LA ROMIEU, sur la Peyrigne, fut fondée autour de l’ermitage d’un pèlerin allemand : Albert vers 1080. Au XIV° siècle, le cardinal Arnaud d’Aux, y édifia la collégiale St Pierre, avec une nef unique de quatre travées, un chœur pentagonal et un cloître gothique remarquable. A côté, se trouve la tour carrée, ancien palais du cardinal.

MOUCHAN a une église romane à trois absides avectransept et nef dans le prolongement du chœur. La voûte est moderne et la porte romane au nord, a été murée. Curieusement, à la place de l’absidiole sud s’élève un bâtiment allongé avec arcades doubles au rez-de-chaussée, plus tard surélevée en clocher, témoignant d’une construction fortifiée, plus ancienne que l’église et que l’on a ensuite harmonisée avec elle. Sans doute s’agit-il d’une modeste chapelle plus ancienne (XI° siècle) qui, à cause de la vénération dont elle était entourée, a été conservée et intégrée dans l’église du XII°.

Du Puy à St jacques de Compostelle :

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Les autres châteaux

Grands ou petits, les châteaux sont nombreux dans la région du sud du Lot et Garonne et du nord du Gers. Quand on se trouve dans le village de LAGARDERE, il suffit de se promener à pied ou à vélo (2 à 6 kms) si l’on ne craint pas les montées et les descentes … pour déjà découvrir de quoi s’émerveiller :

  • à 2,6 kms : vers l’est, après avoir atteint la D112, par « la fontaine des Jardins », on décroche à gauche de 200m pour prendre, à droite, la route (VO) de Pardeillan-Beaucaire. On arrive à PARDEILLAN. C’est là que s’est implantée la famille de Pardeilhan dans un lieu appelé alors Betbèze (Bellevue) car il domine la région vers le nord. Il reste d’imposantes ruines du XIV° et du XVI° siècles : un vaste quadrilatère, encadré d’épaisses murailles en grand appareil, en partie ravalées, qui constitue l’enceinte du château de la puissante famille des Pardaillan. Une porte gothique défendue par une cour carrée y donne accès. A l’angle s’élève une tour circulaire du XVI° coiffée d’un toit de tuiles.
    A l’intérieur des murs, le terrain, jadis occupé par des constructions est transformé en pelouse. L’ensemble laisse une impression de grandeur et de puissance. L’importante baronnie de Pardeillan franchissait la Baïse à l’est, mais n’a jamais inclus la terre de Lagardère.
  • à 3 kms, vers l’ouest, par la route D158, après la chapelle St Laurent, on arrive au village de ROQUES, avec ses 135 habitants, perché à 210 m, sur un ancien oppidum antique qui domine le cours de l’Osse. Il reste des vestiges d’anciens remparts et quelques belles maisons du XVIII° siècle dans un site spectaculaire d’où l’on domine la région.
  • à 4,3 kms, vers le sud, en prenant la route D112, puis la quatrième route à droite à partir du carrefour D112-D158, on arrive à JUSTIAN, petit village de 100 habitants dans la vallée de l’Osse. Il reste, du château des comtes d’Armagnac, un donjon carré du XIV° siècle de quatre étages abritant un moulin avec sa porte ogivale et ses archères. C’était le château comtal situé le plus au nord du Fezensac-Armagnac, et l’on peut imaginer, dans l’ancienne église romane (dont les vestiges se trouvent à 2 Kms de l’église actuelle) l’importante réunion de la noblesse de Fezensac du 7 janvier 1285. Géraud V (qui ordonna la construction de Lagardère) avait réussi à temporiser…Juste après sa mort, son fils Bernard VI doit y confirmer les « coutumes » des nobles du comté de Fezensac, c’est à dire leurs privilèges…
  • à 5,3 kms, vers le nord, par la même route, mais en tournant à droite, et non à gauche, au dernier carrefour, pour tourner encore à droite au bout d’un kilomètre et parvenir ainsi au village, on arrive au château de MANSANCOME (ou Mansencome), fondé au XIII°-XIV° siècle par les seigneurs de Lasseran : la famille dont est issu Blaise de Montluc, l’homme d’armes des guerres de religion.
    Le château a été remanié au XVII° siècle et a pour base un quadrilatère, de deux étages, flanqué de tours carrées près des angles NO et SE avec des portes gothiques permettant par des escaliers extérieurs d’accéder aux étages. On y reconnaît des archères en « croix pattée ». Sa silhouette évoque ce qu’à du être le château de Lagardère avant son abandon.
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Assemblée Générale 2010

L’assemblée générale annuelle s’est tenue le dimanche 8 août 2010 à 11h à Lagardère dans la salle des fêtes, en présence de 45 adhérents, sous a présidence de Claude Lagardère, en l’absence de Jean-Jacques –Edouard, souffrant et excusé.. Le président et les membres du bureau possédaient 15 pouvoirs. L’assemblée a pu valablement délibérer.

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Assemblée Générale 2009

L’assemblée générale s’est tenue le dimanche 9 août 2009 à 11h 30 à Lagardère dans la salle des fêtes, en présence de 62 adhérents. Le président et les membres du bureau possédaient 2 pouvoirs. L’assemblée pouvait valablement délibérer.

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Assemblée Générale 2008

L’Assemblée Générale du 10 Août 2008 s’est déroulée dans la nouvelle salle des fêtes du village de Lagardère, en présence de 51 adhérents, et compte tenu des 25 pouvoirs reçus, l’assemblée a pu valablement délibérer avec l’ordre du jour prévu sur la convocation. Elle avait été précédée, la veille chez Claude à Pléhaut, d’un Conseil d’Administration sur les mêmes sujets.

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Assemblée Générale 2007

Compte rendu de l’assemblée générale du 12 août 2007

L’Assemblée Générale du 12 Août 2007 s’est déroulée dans la nouvelle salle des fêtes du village de Lagardère en présence de 51 adhérents, et compte tenu des 20 pouvoirs reçus, l’assemblée a pu valablement délibérer avec l’ordre du jour prévu sur la convocation. Elle avait été précédée la veille à l’auberge de Thoumieu, d’un conseil d’administration sur les mêmes sujets.

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Assemblée Générale 2006

Compte rendu de l’assemblée générale du 13 août 2006

L’Assemblée Générale du 13 Août 2006 s’est déroulée pour la première fois dans la nouvelle salle des fêtes du village de Lagardère en présence de 54 adhérents, et compte tenu des pouvoirs reçus, l’assemblée a pu valablement délibérer avec l’ordre du jour prévu sur la convocation.
En début de séance, l’assemblée a rendu un hommage reconnaissant à Francis, disparu le 10 février 2006, et qui a été pratiquement depuis les débuts, un acteur majeur de l’association (cf. bulletin d’été).
Ont été ensuite évoqués les faits marquants de l’année qui vient de s’écouler.

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Assemblée Générale de 2005

Compte rendu de l’assemblée générale du 14 août 2005

L’assemblée Générale du 14 août 2005 s’est tenue à Toumieu, comme d’habitude en présence de 50 adhérents, et compte tenu des pouvoirs reçus, l’assemblée a pu valablement délibérer avec l’ordre du jour prévu sur la convocation.

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