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Le château de Mansancome ou Mansencome

Masancome

A 5,3 kms, vers le nord, par la même route, mais en tournant à droite, et non à gauche, au dernier carrefour, pour tourner encore à droite au bout d’un kilomètre et parvenir ainsi au village, on arrive au château de MANSANCOME (ou Mansencome), fondé au XIII°-XIV° siècle par les seigneurs de Lasseran : la famille dont est issu Blaise de Montluc, l’homme d’armes des guerres de religion.
Le château a été remanié au XVII° siècle et a pour base un quadrilatère, de deux étages, flanqué de tours carrées près des angles NO et SE avec des portes gothiques permettant par des escaliers extérieurs d’accéder aux étages. On y reconnaît des archères en « croix pattée ». Sa silhouette évoque ce qu’à du être le château de Lagardère avant son abandon.

Le château de Pardaillan

I – Pardaillan

Le château de pardaillan

Le château actuel est sur le plateau de Betbésé, nom, aussi, du village originel. Est-ce à cause de la « belle vue » vers la vallée de la Baïse, ou parce que le site est au bord de la Bèze, rivière qui se jette dans la Baïse à Beaucaire ?

Pardaillan était autrefois au bord de la Baïse, dans la partie nord de la commune actuelle de Beaucaire, au lieu dit « La Tourraque », nom toujours en usage pour désigner une écluse le la rivière. Les textes anciens l’appelaient « Pardaillan-vieil ». Des fouilles entre 1965 et 1968 y ont révélé une ancienne villa antique, du Ivème siècle, devenue par la suite une nécropole mérovingienne, avec une centaine de tombes, active au moins jusqu’au huitième siècle.

Etait-ce, à l’origine la propriété d’un nommé Pardelus,  comme pour les autres Pardaillan, ou Pardeilhan, que l’on trouve dans l’Hérault, près du Minervois,  et en Lot et Garonne, au sud de Bergerac ? Ces autres « Pardaillan » ont  aussi leurs particularités : celui de l’Hérault fut le siège du seul et éphémère Kibboutz français, se réclamant de l’esprit pionnier des Israëliens entre 1960 et 1963. Celui du Lot-et-Garonne fut à l’origine des seigneurs de Ségur-Pardailllan, dont un compagnon d’Henri IV mort au cours de la Saint-Barthélémy, en 1572, lointain cousin du comte de Ségur, époux de la Comtesse des « Malheurs de Sophie »…Il y a même un vin « côte de Blaye » qui s’intitule « Château Pardaillan »…

Le château actuel garde largement le secret de son histoire. C’est sans doute au début du XIVème siècle qu’il a été construit, par les seigneurs de Pardaillan, qui lui donnèrent leur nom.

II – Les Pardaillan

Blason des Pardaillan

Les Pardaillan (dont l’histoire, pourtant prestigieuse pour certains d’entre eux, n’a rien à voir avec les romans du Corse Michel Zévaco) sont à cette époque une famille qui compte. Le seigneur de Pardaillan est un des quatre barons du comté de Fezensac (uni à l’Armagnac, dont il prendra le nom, peu après l’an 1000) avec celui de Montaut (Les Créneaux), de Montesquiou, et de l’Isle (de Noé). Ils sont en quelque sorte les porte-paroles autorisés des vassaux du comte.

Or ces vassaux sont turbulents. Ils ont profité des difficultés et contestations soulevées par la mort sans enfant du comte Bernard V. Son cousin, Géraud V, mettra dix ans, jusqu’en 1255, pour se faire accepter par les grands (roi de France, par son sénéchal à Toulouse, roi d’Angleterre-duc d’Aquitaine, venu à Bordeaux) et les plus petits : voisins avides et seigneurs locaux. C’est peut-être, entre autres, à cause de la proximité du seigneur de Pardaillan, que Géraud, en 1270, s’arrange avec l’abbé de Condom, pour créer une forteresse à Lagardère, à moins d’une lieue…Et très vite après la mort de Géraud, en 1286, c’est aussi tout à côté, à Justian que va se tenir l’assemblée des barons, pour régler par écrit les droits et devoirs des seigneurs.

A – La famille de Pardaillan est connue depuis le XIème siècle.

  • Odet (Eudes) est seigneur de Pardaillan et de Gondrin en 1286 lors de l’assemblée de Fezensac à Justian.
  • Son père, Bernard avait accompagné St Louis à la huitième croisade en 1248, et était sans doute mort, avec le même roi, à Tunis. Deux de ses fils vont fonder les deux branches de la famille : l’aînée, restant à Pardaillan, la cadette, héritant de La Mothe et de Gondrin.
  • Bernard de Pardaillan, chef de la branche aînée, au tout début du XIVème siècle, est un acteur important de toutes les luttes locales. Son domaine s’étend d’Ampeils (Valence) à La Mazère (Rozès). Il est en outre seigneur de Gondrin. Il est réputé pour sa bravoure, mais aussi pour ses pillages et rapines dans l’Agenais et le Condomois, avec une bande de soudard, sous prétexte de lutte pour le comte d’Armagnac et le roi de France, ce d’autant que le roi-duc anglais contestait son héritage à Gondrin… Le roi de France doit envoyer une compagnie de gens d’armes pour le « calmer ». Mais le fier seigneur en fait pendre six aux portes de Mézin. Il doit cependant s’incliner  et reçoit des lettres de pardon en 1333. C’est probablement lui qui a fait construire le château dont on voit maintenant les ruines. Il est mort en 1346 après avoir pris une part  active dans les premières années de la guerre de cent ans,  en particulier au siège de Condom dont il devint gouverneur.

Il avait fait un riche mariage : ayant épousé Ciboye de Malvin, vicomtesse de Julliac, entre Gabarret et La Bastide d’Armagnac, avec Saint-Julien, Arouille, Créon, Mauvezin d’Armagnac. Ses descendants vont davantage vivre dans le château de Béroy, au sein de la vicomté qu’à Pardaillan.

  • Sa fille Esclarmonde, unique héritière, épousa un petit-fils de Géraud V comte d’Armagnac (le fondateur de Lagardère) à la condition qu’il prît le nom de Pardaillan : Il s’agit de Roger d’Armagnac devenu seigneur de Pardaillan et vicomte de Juillac. Ses descendants garderont le nom de Pardaillan.
  • Le petit-fils D’esclarmonde et de Roger : Jean I joua un rôle actif au cours des troubles parisiens qui suivirent la défaite française d’Azincourt (1415). Il fut assassiné dans les rues de Paris, ayant été pris pour le dauphin, dit-on, au moment du massacre des Armagnac par les Bourguignons en 1418.

Un descendant hérita de la seigneurie de Panjas,  au sud-ouest d’Eauze et c’est au château de Panjas, que les seigneurs de Pardaillan résidèrent surtout, à partir du XVème siècle.

B – Au XVIème siècle,  les guerres de religion montrent plusieurs membres de la famille dans les différents camps : catholique, autour de Monluc, protestant autour de Jeanne d’Albret et de son fils, futur Henri IV.

1. Dans la branche aînée,

  • Gabriel de Gerderest, baron de Pardaillan est fait prisonnier et égorgé en 1569 par les troupes de Mongommery.
  • Un cadet, Ogier de Pardaillan, seigneur de Panjas, est un chef de guerre réputé de l’armée catholique de Monluc qui parle dans ses « Commentaires » de « Monsieur de Panjas ». Il lutte contre le chef protestant Mongommery lors de sa razzia de 1569, et défend Mont-de-Marsan. Puis, brutalement en 1571, il se met au service du futur Henri IV, jeune  fils de la reine de Navarre (qui avait confisqué les domaines de Pardaillan) et chef du parti protestant. C’est lui (ou son fils), qui en 1589, se heurta à une embuscade du seigneur de Bezolles, du parti catholique,  dans la vallée de l’Osse, au pied de Roques.

Il hérita de la seigneurie et du château de Pardaillan et de la vicomté de Julliac.

2-Dans la branche cadette, des La Mothe-Gondrin,

  • Blaise, lieutenant général commandant en Dauphiné en l’absence du duc de Guise, est assassiné en 1562 lors du siège de Valence (sur le Rhône) par le baron des Adrets et son armée huguenote.
  • Son fils, Bertrand de Lamothe-Gondrin, sénéchal des Landes, est et reste un compagnon de Monluc.
  • Un cousin, Hector de Pardaillan, baron de Gondrin a hérité de sa mère le château de Montespan, en Comminges. Il combat auprès de Monluc qui l’appelle « Monsieur de Montespan ». Son épouse lui apporta la seigneurie d’Antin, en Bigorre. C’est l’ancêtre du marquis de Montespan et du duc d’Antin.

A la même époque (1588), est rédigé le contrat notarié où le seigneur de Pardaillan-Panjas loue (donne en afferme), son château de Pardaillan et ses dépendances à un petit seigneur voisin : le seigneur de Saint-Gresse. Lui-même, résidait principalement à Panjas dont il avait fait restaurer le château incendié par les troupes huguenotes de Mongommery.  Il vend la vicomté de Juillac à son beau-frère en 1588. Un peu plus tard la vicomté va passer aux Pujolé, et en 1596, c’est un parent et voisin : Arnaud de Lavardac, seigneur de Lagardère qui sera tuteur du nouveau vicomte de Juillac encore enfant.

  • Le dernier Pardaillan-Betbésé meurt en 1615, comme son voisin de Lagardère. C’est sa fille Catherine qui hérite de Pardaillan. Elle a épousé en 1611 Henri de Beaudéan de Parabère. Son autre fille Jeanne hérite des terres de Panjas.

C – Les Beaudéan de Parabère, nouveaux seigneurs de Pardaillan sont une famille originaire de Bigorre près de Larreule.

En 1619, le nouveau seigneur loue le château de Pardaillan et ses revenus à un homme de lois de Vic-Fezensac, puis (1626) à un bourgeois de Riguepeu. Les Parabère sont sur plusieurs générations gouverneurs du Poitou, et on n’est pas sûr qu’ils soient jamais venus dans leur baronnie de Pardaillan, dont ils portaient, cependant, fièrement le titre.

  • César Alexandre de Beaudéan, comte de Parabère, baron de Pardaillan en 1702, épouse en 1711 Marie-Madeleine de la Vieuville et vit à la cour de Versailles. Ils auront trois enfants.
  • Leur lointaine cousine, Françoise de Rochechouart, épouse d’un Pardaillan-Gondrin de la branche cadette, marquis de Montespan avait été la maîtresse du roi Louis XIV, une trentaine d’années auparavant, de 1668 à 1680, et était morte peu avant, en 1707.

César Alexandre, « borné d’esprit et de cœur » selon ses contemporains, meurt en 1716. Sa veuve est déjà réputée pour sa beauté, sa vivacité, et ses mœurs peu austères, participe au tourbillon de la Régence, et devient maîtresse officielle du Régent, duc d’Orléans, jusqu’en 1721. Elle organise des fêtes brillantes dans son château d’Asnières et à Boran (dans l’Oise). Elle se retire ensuite et meurt en 1755 dans la plus grande discrétion.

  • Leur fils, Louis-Barnabé, nouveau comte de Parabère émigre au début de la révolution, en 1791. Ses biens sont confisqués et vendus comme biens nationaux.  C’est sa fille, Adélaïde, morte en 1825, mariée en 1799 au baron Paulin de Sancy, qui héritera du nom, non du château. Son fils, Emile, s’intitule baron de Sancy et comte de Parabère. En 1870 il est capitaine de la garde impériale de Napoléon III.

III – Le château

Le site de Betbézé est un promontoire de près de quatre vingt dix mètres de long et trente de large. Les restes du château ont été rasés en plein premier étage. Le site est moins prédestiné à une position forte que Lagardère, et plutôt orienté vers la Baïse. Y avait-il un château auparavant ? Faute d’études et de fouilles on ne sait pas grand-chose de son passé et les restes actuels sont, pour la plupart, difficiles à interpréter…Le château de Lagardère est beaucoup mieux connu.

L’ensemble est orienté nord-ouest – sud-est, avec le château lui-même au nord-ouest, une grande basse-cour à l’est, avec entrée fortifiée au sud-est.

1 – l’entrée

Après des terrassements en forme de bastions, on franchissait un fossé sur un pont, disparu, appuyé sur une construction avec petites meurtrières rondes qui semble dater du XVI ème siècle : sorte de barbacane aux murs de 5 mètres d’épaisseur. On trouve ensuite l’entrée primitive avec une tour-porte ruinée, aménageant un couloir voûté en berceau, sans herse ni machicoulis. Au nord, la tour ronde  semble avoir été construite au XVI ème siècle sur des fondations anciennes.

2 – La basse-cour

C’est une grande esplanade d’environ 55 mètres de long sur 26 à 30 de large, bordée par des murs (courtines) épais et hauts de 5 à 6 mètres, surplombant d’une hauteur double le sol extérieur, où devait se trouver un fossé. Le mur nord-est a visiblement été reconstruit en appareil irrégulier, sans doute en même temps que la tour ronde au cours ou après les guerres de religion.  Une partie s’est écroulée lors d’un tremblement de terre, le 13 août 1967.  Le mur sud ouest comporte un chemin de ronde, avec accès à douze meurtrières situées dans des niches de 1,45 m de large et 1,25 de haut. Ce sont des arbalétrières en croix.

Il ya un puits dans la partie nord de la cour.

3 -Le château

Plan du château

Dans l’axe de l’entrée on trouve les restes d’une tour-porte massive, en bel appareil, ménageant un couloir voûté en berceau brisé. La tour, au dessus, devait avoir plusieurs étages, et ressembler à la tour porte d’entrée de Larresingle.

On en est réduit aux conjectures : Cette porte semble avoir été reliée (aux dires des témoins du XIX°) aux murs nord et sud et au château lui-même. Était-ce l’entrée d’un autre enceinte que la basse cour, protégeant le château de l’angle nord ouest ?

Du château il reste une grosse tour dont les dimensions sont analogues à celle de la grosse tour-sud de Lagardère, et qui devait représenter le cœur de la forteresse ; et ce qui devait représenter la « salle » dont il reste une grande pièce délabrée,  avec une grande fenêtre tardive, au nord-ouest, l’ébauche d’un couloir voûté et quelques murs. Sur le mur nord-ouest, on voit les traces de la base d’une tourelle en encorbellement.

Rien ne permet de préciser davantage : combien d’étages ? Où se tenait le seigneur ? Où étaient les cuisines ? (La cheminée dont on voit les restes contre le mur sud-ouest est sans doute une installation tardive, lors d’un réaménagement des cours).

On sait que dès les dernières années du XVI° siècle, le château a été loué. Il n’est donc plus habité par les seigneurs de Pardaillan. A-t-il été habité par les locataires ? probablement pas, puisqu’ils avaient déjà une habitation, mais il a du être occupé à la manière d’une métairie à vocation agricole, comme la plupart des autres châteaux « affermés » de la région.

Le dernier baron de Pardaillan (Louis Barnabé de Baudéan de Parabère, émigre en 1791. Le château, dont on ne connaît pas l’état, fut alors confisqué et vendu comme bien national. Il a été partagé entre plusieurs  acheteurs et démoli pour récupérer les pierres, peut-être incendié. En 1826 les ruines et la métairie voisine de Matalin ont été achetées par Jules Capuron, dont la famille les possédait encore en 1900.

Les Cartes

Naissances au nom de LAGARDERE par département, de 1916 à 1990
(total = 1644)

De 1916 à 1990, les naissances au nom de LAGARDERE restent concentrées dans le sud-ouest (Gironde, Landes), mais s’étendent progressivement à davantage de départements.
La région parisienne, correspondait à 4% des naissances de 1916 à 1941.
Elle correspond à plus de 8 % de 1966 à 1990.

  • Gironde 556
  • Landes 298
  • Lot et Garonne 273
  • Région parisienne 92
  • Pyrénées Atlantiques 86
  • Gers 84
  • Var 29
  • Dordogne 25
  • Hautes pyrénées 21
  • Haute Garonne 20
  • (autres départements : < 12 / dept)

 

 

Naissances de 1916 à 1940 Total = 520

Naissances de 1941 à 1965 Total = 623

 

Naissances de 1966 à 1990 Total = 501

Géographie

Les lieux appelés LAGARDERE

1 – Selon les références de l’Institut Géographique National :

Dans le Gers on trouve, outre la commune et son château :

  • un « bois de Lagardère » dans la commune de Bétous, au sud ouest d’Aignan (au XVIII° siècle il y avait une maison indiquée « Laouardère » sur les cartes,
  • un domaine de Lagardère dans la commune de Montégut, près d’Auch,
  • une maison appelée Lagardère dans la comune de Laveraët, au nord est de Marciac, mais au XVIII° siècle, elle s’appelait « Berdoulat ».
  • une maison appelée Lagardère dans la commune de Sarragachies, à la limite sud-ouest du département, mais au XVIII° siècle elle était appelée La Pigna

Dans les Landes

  • les ruines d’une maison dans la commune de Pissos, sur la route de Biscarosse
  • une maison dans la commune de Donzacq
  • un bois de Lagardère, dans la commune de Geloux

En Gironde

  • un hameau dans la commune de Bazas, à l’ouest, sur la route de Préchac,
  • une maison dans la commune de Cours les bains

Dans le Lot et Garonne

  • un hameau de Lagardère dans la commune de Caumont sur Garonne

Enfin dans les Hautes-Pyrénées, le pic de Lagardére, fait la frontière avec l’Espagne…
(à partir du nom du résistant Francis Lagardère)

2 – Selon les Archives départementales du Gers :

  • Lieux-dits des communes actuelles de Betous, Labrihe, Marguestau, Mauroux, Montégut, Sempesserre.
    on trouve la variante Lagouardère à Blaziert, Cravencères, Fustérouau, Panjas, Roquelaure.
  • Sous l’Ancien Régime, il y avait, dans les pays d’Armagnac trois communautés (paroisses) de ce nom : la commune actuelle de Lagardère, Lagardère-Saint-Mont, absorbé par Labarthète, et Lagardère-Betous, qui n’est plus qu’un nom de bois dans la commune de Betous.
  • Les familles LAGARDERE ont pu tirer leur nom de ces localités, mais ont aussi pu être à l’origine de leurs noms. Ainsi à Sarragachies, et à Lavéraët, les lieux-dits actuels Lagardère portaient d’autres noms au XVIII° siècle.

Le Bossu

C’est le roman « LE BOSSU », de Paul Féval, qui a rendu célèbre en France, le nom de son héros, Henri de Lagardère, courageux, généreux, astucieux et magnifique. Il a été publié en 1857, d’abord en feuilletons dans le journal « Le Siècle » d’Emile de Girardin, et obtint aussitôt un succès considérable.

  • Le roman raconte la lutte d’Henri de Lagardère, chevalier pauvre et sans appui, contre le prince de Gonzague, riche et puissant seigneur, cousin du futur Régent. N’ayant pu éviter l’assassinat du duc Philippe de Nevers par la prince de Gonzague, dans les fossés du château de Caylus, Lagardère a recueilli en secret son enfant, la jeune Aurore.
  • Dénoncé par Gonzague comme étant l’assassin du duc, Lagardère gagne l’Espagne où, durant dix-sept années, il s’oppose aux desseins du prince de Gonzague. Il utilise la « botte de Nevers », terrible passe que lui a enseignée le duc de Nevers avant de mourir, pour frapper les spadassins envoyés pour tuer l’enfant.
  • Aurore constitue en effet l’ultime obstacle empêchant Gonzague, époux de la veuve de Nevers, de disposer de la fortune du duc. A l’âge de vingt et un ans, Aurore est ramenée à Paris par Lagardère qui, ayant juré à Philippe de Nevers mourant de le venger, mène, déguisé en bossu, son enquête à l’hôtel de Gonzague.
  • Lorsqu’il découvre l’identité du meurtrier du duc, le bossu redevient Lagardère, force le prince de Gonzague à se démasquer sous les yeux du Régent et le tue en duel.
    Aurore, retrouvant sa mère et sa fortune épouse son protecteur élevé au titre de comte de Lagardère par le Régent.

Le Bossu, au-delà d’un simple roman de cape et d’épée, présente une violente satire tant de la Régence que de l’époque contemporaine de l’auteur. Tout en stigmatisant le système de Law) révélateur de la déchéance de la noblesse au XVIIIe siècle, Féval dénonce avec un humour mordant l’agiotage faisant fureur sous la Monarchie de Juillet et lors des premières années du Second Empire.

C’est toutefois à son intrigue purement fictionnelle, parfaite illustration de ce que représentait l’attente d’un public populaire, que Le Bossu dut son extraordinaire succès que les années n’ont pas entamé.

 

 

Paul Féval 1816-1887

Il est né le 30 septembre 1816 à Rennes.
Son père, royaliste et chrétien, originaire de Troyes appartient à la petite magistrature, il est conseiller à la Cour de la ville.
Sa mère, Jeanne-Joséphine-Renée Le Baron, est bretonne de la région de Redon.
La famille est nombreuse (cinq enfants) et les revenus insuffisants.
Son père meurt en 1827. À l’âge de 10 ans, il est interne au collège royal.
Durant ces années d’enfance, il séjourne à plusieurs reprises à Cournon en Redon, chez son oncle, le marquis de Careil.

  • Ayant obtenu son bac en 1833, il oriente ses études vers le droit, il passe sa licence de droit et devient avocat en 1836, mais abandonne rapidement cette profession, après une malheureuse plaidoirie. Au mois d’août 1837, il s’installe à Paris comme commis chez un oncle banquier, mais le monde de la banque et du commerce ne lui convient pas, car son oncle le chasse parce qu’il ne travaille pas. Il songe à la littérature, tout en exerçant de petits métiers qui assurent mal sa subsistance. Ses premiers écrits sont refusés par les éditeurs.
  • Des recommandations l’introduisent dans les milieux catholiques et royalistes, le Club des phoques est le premier texte publié en 1841 dans La Revue de Paris. Son talent est remarqué par des éditeurs de journaux tels La Législature et le Courrier français. Anténor Joly, directeur de L’Époque, lui passe commande d’un texte de même inspiration et de facture similaire aux Mystères de Paris d’Eugène Sue. Le projet original devait être une traduction des Mystères de Londres, mais le résultat n’étant pas publiable en l’état, Paul Féval doit procéder à une réécriture intégrale. La publication commence en 1843 sous le pseudonyme de Sir Francis Trolopp, le succès populaire est immédiat il y a vingt rééditions, la renommée de l’auteur est faite.
  • La carrière littéraire est engagée, suivent d’autres romans-feuilletons : Le Capitaine Spartacus, Les Chevaliers du Firmament, Le Loup Blanc.
    Féval qui est un conservateur ressent durement la Révolution française de 1848 : par ses écrits, n’a-t-il pas contribué à réveiller la conscience politique du peuple, et initié un mouvement qu’il réprouve.
    Il décide donc de réorienter sa production dans une direction plus neutre, et poursuit ses publications. 1857 est l’année où sort Le Bossu, roman auquel on l’associe encore de nos jours.
  • En 1854 il épouse la fille de son médecin, Marie Pénoyée, ils eurent huit enfants.
  • En 1863, il rencontre son homologue britannique Charles Dickens, avec lequel il noue des liens d’amitié.
  • En 1870, au moment de la défaite et de la Commune de Paris, il quitte Paris pour revenir à Rennes, quelques temps.
  • En 1876, Il renoue ostensiblement avec la foi catholique, après un deuxième échec à l’Académie française et des problèmes financiers dus à une popularité émoussée.
  • Féval s’est essayé à la plupart des types de roman : le roman de cape et d’épée avec Le Bossu, Le cavalier Fortune, Le Capitaine fantôme, le mystère de la ville avec les Mystères de Londres, les récits bretons La Belle étoile, La Première aventure de Corentin Quimper, le fantastique avec La Vampire, Le Chevalier Ténèbre. Il s’est aussi essayé au théâtre et même à l’histoire politique et judiciaire.
  • Se revendiquant breton, il utilisa abondamment les thèmes de la Chouannerie et des luttes politiques précédant l’annexion de la Bretagne.
  • Il a été un écrivain très prolifique, car son œuvre comprend plus de 200 volumes.
    Au début des années 1880, il est sujet à des crises d’hémiplégie et il est recueilli par les frères Saint Jean de Dieu, à Paris. Quasi-oublié dans ces dernières années, il va les consacrer à remanier son œuvre dans un sens plus conforme à la morale catholique. Il meurt le 8 mars 1887. (d’après Wikipedia)

 

Paul Féval fils (1860-1933)

  • Le fils a su en particulier exploiter les personnages de ses aînés pour leur faire vivre de nouvelles aventures : on lui doit ainsi la suite des aventures du Bossu : La jeunesse du Bossu (1934), Cocardasse et Passepoil (1909), Les Chevauchées de Lagardère (1909), Le Fils de Lagardère (1893, avec A. d’Orsay), Les Jumeaux de Nevers (1895, avec A. d’Orsay), Mademoiselle de Lagardère (1929), La petite fille du Bossu (1931). Il transforme ainsi en dynastie le nom de Pardaillan, en même temps qu’il tente de fonder une dynastie de plume.
  • Il s’est également inspiré de son père en écrivant Les bandits de Londres, qui n’est pas sans rappeler Les Mystères de Londres. Enfin, Féval fils a su exploiter l’autre veine à succès de son père, celle de la veine fantastique et vampirique, avec des romans comme Les vampires de la mer (1929), ou Le réveil d’Atlantide (avec H.-J. Magog, en 1923), mais ici, suivant l’air du temps, il modernise le fantastique, lui fait perdre la coloration gothique qu’il avait chez son père, pour le confronter à la science et au positivisme, ce qui fait de lui, de l’avis général, l’un des précurseurs de la science-fiction à la française.
    On lui doit ainsi la rencontre improbable de Cyrano et de d’Artagnan, dans d’Artagnan contre Cyrano (4 volumes, 1925) suivi de d’Artagnan et Cyrano réconciliés (3 volumes, 1928). Il a enfin publié Le fils de d’Artagnan (1914)et La vieillesse d’Athos (1930), ces deux dernières oeuvres n’étant que lointainement rattachées aux intrigues de la trilogie des Mousquetaires.
  • Plus généralement, Paul Féval fils a proposé une oeuvre de fantaisie, destinée plus volontiers à la jeunesse et sans grande prétention, qui emprunte à plaisir aux conventions romanesques de l’époque.

 

 

     

 

Films

  • 1913 Le Bossu (André Heuzé)
  • 1925 Le Bossu (Jean et H.Kemm)
  • 1934 Le Bossu (R.Sti)
  • 1944 Le Bossu (Jean Delannoy)
  • 1952 Le Fils de Lagardère (F.Cerchio)
  • 1955 Le serment de Lagardère (L.K.)
  • 1959 Le Bossu (André Hunebelle)
  • 1967 Lagardère, Le Bossu (2 épis.) (JP Decourt)
  • 1998 Le Bossu (Philippe de Broca)

 

 

Paul Féval s’est-il inspiré de l’Histoire pour développer son imagination ?

Il n’y en a pas d’indice.

Pourquoi, en 1857, Paul Féval a-t-il choisi ce nom, qui ne peut pas provenir de sa Bretagne natale… mais il situe l’intrigue dès les premières lignes au coeur pyrénéen de la Gascogne, dans la vallée du Louron et les impressionantes gorges de Clarabide (Hautes Pyrénées). Le « château de Caylus-Tarrides », dans cette vallée, serait une transposition du château de Génos (en ruines), dans la même vallée.

Henri de Lagardère est probablement un Gascon car le patronyme est bien lié au Sud-Ouest, même si le livre reste très évasif sur son origine. Dans « le Bossu », il est d’abord appelé « le petit parisien », avant même que l’on connaisse son nom : le chevalier de Lagardère qui, comme son surnom l’indique, vit dans la capitale.

En 1934, Paul Féval fils, dans « la jeunesse du Bossu », en fait le fils d’un modeste seigneur du Lavedan (sud des Hautes Pyrénées), et de la fille du duc de Gonzague-Guastalla.

 

Mais il y a bien des Lagardère, avant et après lui,  qui sont « montés à Paris ».

L’exemple de notre héros fougueux, entreprenant et avisé est bien digne de susciter l’enthousiasme, en particulier de ceux qui portent son nom…

Livre d’or

Les anciens commentaires :

Clemson de Insdigbord a écrit le 11-02-2015 à 11:07 :

Bonjour,

Je voulais vous souhaiter bonne chance ou vous laissant un petit message sur votre livre d’or.

Cordialement
Clemson

Raymond Oesknar de Insdigbord a écrit le 29-12-2014 à 21:18

Bonjour et bon courage dans ce projet de restauration .
Cordialement

alejandro de malaga a écrit le 23-01-2013 à 19:07

le chateau est en mauvais ètat maisen rèalité dans le fond il est très magnifique

 

Hugo Lagarère de malaga espagne a écrit le 22-01-2013 à 19:32

ce site me sert meme pour l´ecole VIVE LES LAGARDERE

PASCAL ROBLIQUE de BASCOUS (GERS) a écrit le 06-06-2011 à 08:59

Bonjour,
Aujourd’hui nous sommes tristes, un grand homme nous a quitté. C’était quelqu’un d’une très grande gentillesse qui laissera dans mon esprit le souvenir d’une personne avec un grand coeur qui aura donné toute sa passion pour notre association. Au revoir très cher JJ et soit en paix tout là haut où tu pourra surveiller le château . Je serais présent pour t’accompagner à LAGARDERE et chaque fois que j’y viendrai je ne manquerai pas de venir te voir.
Pascal

ROBLIQUE-THEBAULT de BASCOUS 32190 a écrit le 21-05-2009 à 18:17

Bien le bonjours très chers cousins. J’ai le grand plaisir de vous annoncer la naissance de ma patite fille Sarah qui viend agrandir notre grande famille. Par contre , me obligations proffessionnelles ne me permettrons pas d’être avec vous le 6 juin à mon grand regret. Mais appellez moi si un jour vous faites de l’entretien autour du château . A très bientôt.
Pascal

Leblanc Sylvie de Salies de Béarn 64270 a écrit le 13-09-2008 à 09:00

Félicitations pour votre initiative et votre courage a restaurer un tel monument
Très beau site
Bravo

GARNIER de Muret – 31 a écrit le 19-08-2008 à 11:57

Félicitations pour ce site attractif et très bien conceptualisé.
Excellente initiative pour J.J. Lagardère d’avoir cherché à réunir les descendants de cette illustre famille pour une bonne cause
Ayant passé moi-même une grande partie de mon enfance dans un château, je ne peux résister à une bien légitime attirance pour tout ce qui est ancien et beau avec des connotations historiques précises, telles que votre site le mentionne
Bonne continuation dans les travaux de restauration
AG.

FERRY Geneviève de 34300 agde a écrit le 18-08-2008 à 17:24

Bonjour, je viens de découvrir un site fort intéresant, fort bien renseigné : le vôtre ! Moi qui aime tant les vieilles pierres….qques minutes m’ont suffit pour être convaincue … et qui sait … une adhérente en devenir.

Le château

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