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bulletin de janvier 2020

Le 25 janvier 2020

Chers cousins, chères cousines

Nous sommes encore en début d’année, et il n’est pas trop tard pour adresser à chacun d’entre vous nos vœux les plus chaleureux, en les souhaitant efficaces … Que 2020 vous garde en bonne santé et vous apporte de grandes satisfactions personnelles, familiales et professionnelles.

Qu’après 2019, marquante par l’importance des travaux achevés, la nouvelle année soit belle pour l’association par la richesse des études sur l’avenir du château, qu’elle voit se poursuivre le renouvellement indispensable des effectifs et qu’elle soit l’objet d’une participation active d’un grand nombre d’adhérents.

LES TRAVAUX.

L’année 2019 a vu l’achèvement des travaux de consolidation de la tour sud. Il s’agit de la tranche de travaux la plus importante jamais réalisée (plus de 90 000 €) et l’ensemble de l’édifice est désormais parfaitement sécurisé. Contrairement à la dénomination cadastrale, on peut dire qu’il s’agit désormais de vestiges et non de « ruines ». En accord avec la Drac nous prévoyons d’organiser au printemps une inauguration de ces travaux.

Il reste évidemment du travail et le bureau a lancé des réflexions avec Stéphane Thouin, l’architecte en chef des monuments historiques, pour préciser les nouvelles tranches de travaux à réaliser . Nous nous sommes inspirés pour cela, de l’étude d’avant-projet général réalisée en 1999 par Stéphane Thouin, qui avait déterminé 14 tranches de travaux dont 11 ont été réalisées. Les trois dernières sont les suivantes :

en été 2019, face ouest

en été 2019, face est
  • l’aménagement interne de la tour Sud avec la réalisation d’un plancher au niveau du 2ème étage permettant à la fois la mise hors d’eau de la tour, et la suppression des tirants de consolidation visibles sur les façades Est et Ouest (partie Sud).
  • le dégagement des sols intérieurs. Il a été réalisé dans la salle centrale par nos propres moyens et en partie dans la salle Nord, à l’occasion de fouilles menées par des étudiants. Il faut achever le déblaiement de cette salle.
  • la restauration de la porte Est avec son système de relevage.

Le 29 octobre 2019, Claude, Jacques et Vincent ont rencontré Stéphane Thouin en son agence à Agen et ont décidé de lancer les travaux suivants :

a) Pour la tour Sud :

  • reconstitution d’un premier niveau à la hauteur du premier niveau primitif ;
  • reconstitution d’un plancher-couverture à la hauteur du second niveau ancien. Cette couverture serait accessible par un escalier en hélice, desservant évidemment le premier niveau et protégé au deuxième niveau, par une structure à préciser. Le toit terrasse ainsi réalisé, constituerait une sorte de belvédère accessible aux visiteurs. Pour permettre la vue sur l’horizon vers l’Est, une passerelle de largeur suffisante, surélevée par rapport à la terrasse et accessible depuis l’escalier, pourrait courir le long du mur Est, à la hauteur suffisante.

Cette nouvelle structure interne de la tour, qui respecte l’esprit de l’ancienne, permettrait de définir trois volumes :

  1. au rez de chaussée, une salle peu éclairée pouvant servir au stockage des archives et objets divers,
  1. au premier niveau, une salle intermédiaire peu éclairée, pouvant servir de salle d’accueil, de présentation et de réunion.
  1. au deuxième niveau, un belvédère ouvert et non protégé permettant d’avoir des vues sur l’environnement aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est grâce à la passerelle interne longeant le mur Est.

Il conviendra de réfléchir aux conditions d’évacuation des eaux à chacun des niveaux, à l’éclairage des niveaux sombres, et à la possibilité de disposer d’eau courante au moins en un point du château.

b) Déblaiements des sols dans la salle Nord et autour de la porte Est

c) Reconstitution de la porte Est et de son mécanisme de relevage.

Les participants se sont mis d’accord pour présenter fin 2019, un dossier de demande de subvention à la DRAC pour des crédits permettant de lancer en 2020, les études de la porte Est et les études de l’aménagement interne de la tour Sud. Au vu du résultat des études, une demande de subvention sera faite pour que les travaux de dégagement de la porte Est soient entrepris en 2021. Enfin, une demande de subvention sera faite en 2021 pour que les travaux de reconstitution de la porte Est et les travaux d’aménagement de la tour Sud soient réalisés en 2022.

Le dossier de demande de subvention 2020 pour les études a été envoyé à la DRAC le 8 novembre 2019.

LES REPAS RÉGIONAUX

Le traditionnel repas des Lagardère de la région parisienne, organisé par Claude, aura lieu à Paris le samedi 1er février, à la brasserie « l’Européen » près de la gare de Lyon. Comme d’habitude, nous attendons une quizaine de participants. Il est encore possible de s’inscire en s’adressant à Claude (tel 01 47 23 58 22 et lagardereclaude@orange.fr).

Le repas du Sud Ouest se déroulera le dimanche 29 mars à 12h30 à « L’auberge du Colombier » à Roquefort des LandesAttention, pour des raisons de disponibilité du président et du vice-président, le repas a été fixé exceptionnellement un dimanche ; nous avons conscience que cela peut en gêner certains mais peut-être en avantager d’autres. Une information sera adressée en temps utile aux adhérents des départements n° 16, 17, 24, 31, 32, 33, 40, 47, 64, 65, 82.

Si des adhérents d’autres départements veulent y participer, ils seront bien sûr les bienvenus. Qu’ ils se signalent auprès du trésorier Jacques (05 56 99 24 97).

LE MOT DU TRÉSORIER

Le budget 2019, année d’achèvement de gros travaux, a présenté un caractère exceptionnel sur le chapitre « grosses réparations », mais classique pour les dépenses ordinaires. Sur le plan de la trésorerie, les gros travaux avaient pu être financés grâce à un emprunt auprés du Credit Agricole en attendant le versement des différentes subventions. A cejour les subventions de l’Etat et de la région ont été versées en totalité, et nous n’aurons aucune difficulté pour rembourser l’emprunt. Nous attendons le versement de la subvention sur fonds européens (15 500 €) qui a fait l’objet d’une décision d’attribution il y a deux mois, mais dont nous espérons toujours le réglement effectif.

Les recettes ordinaires (cotisations, participations aux travaux) n’ont pas atteint le niveau élevé de l’année précédente, marquée par les effets de la souscription Ulule, mais nous avons retrouvé le niveau des années précédentes, malgré une légère baisse du nombre de cotisants.

Avec le 1er trimestre vient le moment de verser les cotisations et appels de fonds pour travaux 2019.

Les montants fixés lors de l’Assemblée Générale du 14 août 2011, et donc inchangés depuis 7 ans, sont les suivants :

Cotisations : 25 € pour les foyers d’un seul membre, 35 € pour les foyers de 2 membres et plus.

Pour la contribution aux travaux, elle est libre donc sans limite supérieure. Le montant recommandé est de 45 € avec un minimum de 30 €.

Nous insistons sur la nécessité d’effectuer vos versements au cours du premier trimestre et directement au trésorier (Jacques Lagardère 15 Bd du Président Wilson 33200 Bordeaux).

Ceux qui seraient gênés de faire un versement important en début d’année, ont la possibilité d’établir un chèque pour la cotisation, et un chèque différent pour la contribution aux travaux. Le trésorier n’encaissera le 2èmechèque que deux mois après la date d’émission, et même plus tard, sur indication particulière du signataire. Il est également possible d’effectuer un réglement par virement sur le compte de l’association à l’agence de Valence, du Crédit Agricole

Nous rappelons enfin que ceux qui paient l’impôt sur le revenu, pourront déduire du montant de leur impôt les 2/3 des sommes versées à l’association (cotisation et contribution travaux). Un reçu fiscal leur sera transmis par courrier électronique ou avec l’envoi postal du prochain bulletin. Ces dispositions ne sont pas affectées par le prélèvement à la source.

Legs à l’association : Nous rappelons que notre association, reconnue d’intérêt général, peut non seulement recevoir des dons avec déduction fiscale, mais également des legs exemptés de droits de succession. Renseignez-vous auprès de votre notaire.

LES ADHÉRENTS

Malgré le vieillissement des « pionniers », le nombre d’adhérents évolue peu, les disparitions étant en partie compensées par de nouvelles adhésions.

En 2019, nous avons eu la douleur de voir disparaître un éminent membre d’honneur, André Daguin, ami de Claude, dont il n’est pas nécessaire de rappeler la brillante carrière dans la gastronomie, qui lui avait valu une notoriété internationale.

Trois autres adhérentes d’un âge avancé, toutes domiciliées en Gironde, nous ont également quittés.

Nous avons recruté trois adhérents, une dans la région parisienne, amie de Claude, et deux dans les Landes.

Nous sommes toujours près de 180 adhérents, correspondant environ à 120 foyers. Ces 120 foyers ne se traduisent en fait que par moins d’une centaine de cotisations réglées, la différence venant de plusieurs sources : membres d’honneur ou bienfaiteurs dispensés de cotisation, membres ayant demandé pour insuffisance de ressources à être dispensés de cotisation momentanément ou définitivement, membres “oubliant” de régler leur cotisation une année mais rejoignant l’association l’année suivante.

Notre souci de recrutement doit être permanent pour assurer le renouvellement de ceux qui disparaissent ou s’éloignent, atteints par les handicaps de l’âge ; n’hésitez pas à solliciter vos enfants, petits-enfants, neveux et nièces, de façon que les jeunes générations prennent progressivement le relais de celles qui ont assurées le démarrage de l’association.   Nous rappelons que l’association est ouverte, non seulement aux Lagardère, mais à leurs parents, à leurs amis, aux amis du château et à ceux du village. Le bureau propose comme objectif que chaque foyer actuel assure le recrutement d’un membre nouveau cette année.    Des bulletins d’adhésion vous seront adressés automatiquement pour ceux qui disposent d’une adresse électronique, sur demande téléphonique pour les autres.

LA COMMUNICATION

Pour rappel, le site Web de l’association (www.associationlagardere.com), créé il y a une dizaine d’années, a été rénové par notre adhérente Claire Moreau-Artu, de Paris, pour en faire un outil plus vivant, plus dynamique. Il est aujourd’hui mis à jour régulièrement par Bernard et Claire. J’invite tous les adhérents qui ne l’auraient pas encore fait, à le visiter et à faire part à Bernard (bernard.lagardere@club-internet.fr) ou à moi-même (jacques.lagardere@numericable.fr) de vos remarques et suggestions. Pensez à donner l’adresse du site à vos amis et connaissances quand vous leur parlez de l’association. Ils trouveront de quoi satisfaire leur curiosité. Le site est riche d’informations, non seulement sur le château et notre association, mais également sur le village de Lagardère, spécialement l’église, sur l’histoire de la région et sur la vie de ceux ou celles qui l’ont illustrée comme les comtes d’Armagnac, les rois d’Angleterre, ducs d’Aquitaine, et bien sûr les rois de France dont plusieurs se sont entourés de remarquables gascons.

Le trésorier a procédé à l’acquisition de nouveaux gadgets ou a renouvelé les produits traditionnels. Rappelons notamment que des timbres à l’effigie du château, des carnets, des stylos, des gourdes, des porte-clefs marqués Lagardère sont disponibles ; la dernière acquisition porte sur des mugs.

Mug Lagardère  (hauteur 9,5 cm)

Enfin l’association a édité une dizaine de brochures que les adhérents (et les autres) peuvent acheter lors des différentes rencontres ou commander au prix de 2 ou 3 € auprès du trésorier.

CALENDRIER

Rappel des dates importantes de notre calendrier :

  • Repas des Lagardère parisien :                  samedi 1er févier à Paris (12ème)
  • Repas des Lagardère du Sud Ouest :         dimanche 29 mars à Roquefort des Landes
  • Inauguration des travaux 2018 2019 :      mai ou juin
  • Travaux d’entretien au château :              un samedi de juin à fixer
  • Conseil d’administration à Pléhaut :           samedi 8 août à Pléhaut
  • Assemblée générale de l’association :       dimanche 9 août à Lagardère

Journée du Patrimoine :                              dimanche 20 septembre à Lagardère.

Merci à tous pour votre confiance et votre soutien.

Lagardèrement vôtre,

Le bureau

Les Cartes

Naissances au nom de LAGARDERE par département, de 1916 à 1990
(total = 1644)

De 1916 à 1990, les naissances au nom de LAGARDERE restent concentrées dans le sud-ouest (Gironde, Landes), mais s’étendent progressivement à davantage de départements.
La région parisienne, correspondait à 4% des naissances de 1916 à 1941.
Elle correspond à plus de 8 % de 1966 à 1990.

  • Gironde 556
  • Landes 298
  • Lot et Garonne 273
  • Région parisienne 92
  • Pyrénées Atlantiques 86
  • Gers 84
  • Var 29
  • Dordogne 25
  • Hautes pyrénées 21
  • Haute Garonne 20
  • (autres départements : < 12 / dept)

 

 

Naissances de 1916 à 1940 Total = 520

Naissances de 1941 à 1965 Total = 623

 

Naissances de 1966 à 1990 Total = 501

Géographie

Les lieux appelés LAGARDERE

1 – Selon les références de l’Institut Géographique National :

Dans le Gers on trouve, outre la commune et son château :

  • un « bois de Lagardère » dans la commune de Bétous, au sud ouest d’Aignan (au XVIII° siècle il y avait une maison indiquée « Laouardère » sur les cartes),
  • un domaine de Lagardère dans la commune de Montégut, près d’Auch,
  • une maison appelée Lagardère dans la comune de Laveraët, au nord est de Marciac, mais au XVIII° siècle, elle s’appelait « Berdoulat ».
  • une maison appelée Lagardère dans la commune de Sarragachies, à la limite sud-ouest du département, mais au XVIII° siècle elle était appelée La Pigna

Dans les Landes

  • les ruines d’une maison dans la commune de Pissos, sur la route de Biscarosse
  • une maison dans la commune de Donzacq
  • un bois de Lagardère, dans la commune de Geloux

En Gironde

  • un hameau dans la commune de Bazas, à l’ouest, sur la route de Préchac,
  • une maison dans la commune de Cours les bains

Dans le Lot et Garonne

  • un hameau de Lagardère dans la commune de Caumont sur Garonne

Enfin dans les Hautes-Pyrénées, le pic de Lagardére, fait la frontière avec l’Espagne…
(à partir du nom du résistant Francis Lagardère)

2 – Selon les Archives départementales du Gers :

  • Lieux-dits des communes actuelles de Betous, Labrihe, Marguestau, Mauroux, Montégut, Sempesserre.
    on trouve la variante Lagouardère à Blaziert, Cravencères, Fustérouau, Panjas, Roquelaure.
  • Sous l’Ancien Régime, il y avait, dans les pays d’Armagnac trois communautés (paroisses) de ce nom : la commune actuelle de Lagardère, Lagardère-Saint-Mont, absorbé par Labarthète, et Lagardère-Betous, qui n’est plus qu’un nom de bois dans la commune de Betous.
  • Les familles LAGARDERE ont pu tirer leur nom de ces localités, mais ont aussi pu être à l’origine de leurs noms. Ainsi à Sarragachies, et à Lavéraët, les lieux-dits actuels Lagardère portaient d’autres noms au XVIII° siècle.

Le Bossu

C’est le roman « LE BOSSU », de Paul Féval, qui a rendu célèbre en France, le nom de son héros, Henri de Lagardère, courageux, généreux, astucieux et magnifique. Il a été publié en 1857, d’abord en feuilletons dans le journal « Le Siècle » d’Emile de Girardin, et obtint aussitôt un succès considérable.

  • Le roman raconte la lutte d’Henri de Lagardère, chevalier pauvre et sans appui, contre le prince de Gonzague, riche et puissant seigneur, cousin du futur Régent. N’ayant pu éviter l’assassinat du duc Philippe de Nevers par la prince de Gonzague, dans les fossés du château de Caylus, Lagardère a recueilli en secret son enfant, la jeune Aurore.
  • Dénoncé par Gonzague comme étant l’assassin du duc, Lagardère gagne l’Espagne où, durant dix-sept années, il s’oppose aux desseins du prince de Gonzague. Il utilise la « botte de Nevers », terrible passe que lui a enseignée le duc de Nevers avant de mourir, pour frapper les spadassins envoyés pour tuer l’enfant.
  • Aurore constitue en effet l’ultime obstacle empêchant Gonzague, époux de la veuve de Nevers, de disposer de la fortune du duc. A l’âge de vingt et un ans, Aurore est ramenée à Paris par Lagardère qui, a juré à Philippe de Nevers mourant de le venger. Il hante le quartier du Marais, en particulier la rue Quincampois, où, déguisé en bossu, dans le milieu des spéculateurs du système Law’s, il surveille le prince et son hôtel.
  • Menacé lui-même par le meurtrier du duc, le bossu redevient Lagardère, force le prince de Gonzague à se démasquer sous les yeux du Régent et le tue en duel.
    Aurore, retrouvant sa mère et sa fortune épouse son protecteur élevé au titre de comte de Lagardère par le Régent.

Le Bossu, au-delà d’un simple roman de cape et d’épée, présente une violente satire tant de la Régence que de l’époque contemporaine de l’auteur. Tout en stigmatisant le système de Law) révélateur de la déchéance de la noblesse au XVIIIe siècle, Féval dénonce avec un humour mordant l’agiotage faisant fureur sous la Monarchie de Juillet et lors des premières années du Second Empire.

C’est toutefois à son intrigue purement fictionnelle, parfaite illustration de ce que représentait l’attente d’un public populaire, que Le Bossu dut son extraordinaire succès que les années n’ont pas entamé.

 

Paul Féval 1816-1887

Il est né le 30 septembre 1816 à Rennes.
Son père, royaliste et chrétien, originaire de Troyes appartient à la petite magistrature, il est conseiller à la Cour de la ville.
Sa mère, Jeanne-Joséphine-Renée Le Baron, est bretonne de la région de Redon.
La famille est nombreuse (cinq enfants) et les revenus insuffisants.
Son père meurt en 1827. À l’âge de 10 ans, il est interne au collège royal.
Durant ces années d’enfance, il séjourne à plusieurs reprises à Cournon en Redon, chez son oncle, le marquis de Careil.

  • Ayant obtenu son bac en 1833, il oriente ses études vers le droit, il passe sa licence de droit et devient avocat en 1836, mais abandonne rapidement cette profession, après une malheureuse plaidoirie. Au mois d’août 1837, il s’installe à Paris comme commis chez un oncle banquier, mais le monde de la banque et du commerce ne lui convient pas, car son oncle le chasse parce qu’il ne travaille pas. Il songe à la littérature, tout en exerçant de petits métiers qui assurent mal sa subsistance. Ses premiers écrits sont refusés par les éditeurs.
  • Des recommandations l’introduisent dans les milieux catholiques et royalistes, le Club des phoques est le premier texte publié en 1841 dans La Revue de Paris. Son talent est remarqué par des éditeurs de journaux tels La Législature et le Courrier français. Anténor Joly, directeur de L’Époque, lui passe commande d’un texte de même inspiration et de facture similaire aux Mystères de Paris d’Eugène Sue. Le projet original devait être une traduction des Mystères de Londres, mais le résultat n’étant pas publiable en l’état, Paul Féval doit procéder à une réécriture intégrale. La publication commence en 1843 sous le pseudonyme de Sir Francis Trolopp, le succès populaire est immédiat il y a vingt rééditions, la renommée de l’auteur est faite.
  • La carrière littéraire est engagée, suivent d’autres romans-feuilletons : Le Capitaine Spartacus, Les Chevaliers du Firmament, Le Loup Blanc.
    Féval qui est un conservateur ressent durement la Révolution française de 1848 : par ses écrits, n’a-t-il pas contribué à réveiller la conscience politique du peuple, et initié un mouvement qu’il réprouve.
    Il décide donc de réorienter sa production dans une direction plus neutre, et poursuit ses publications. 1857 est l’année où sort Le Bossu, roman auquel on l’associe encore de nos jours.
  • En 1854 il épouse la fille de son médecin, Marie Pénoyée, ils eurent huit enfants.
  • En 1863, il rencontre son homologue britannique Charles Dickens, avec lequel il noue des liens d’amitié.
  • En 1870, au moment de la défaite et de la Commune de Paris, il quitte Paris pour revenir à Rennes, quelques temps.
  • En 1876, Il renoue ostensiblement avec la foi catholique, après un deuxième échec à l’Académie française et des problèmes financiers dus à une popularité émoussée.
  • Féval s’est essayé à la plupart des types de roman : le roman de cape et d’épée avec Le Bossu, Le cavalier Fortune, Le Capitaine fantôme, le mystère de la ville avec les Mystères de Londres, les récits bretons La Belle étoile, La Première aventure de Corentin Quimper, le fantastique avec La Vampire, Le Chevalier Ténèbre. Il s’est aussi essayé au théâtre et même à l’histoire politique et judiciaire.
  • Se revendiquant breton, il utilisa abondamment les thèmes de la Chouannerie et des luttes politiques précédant l’annexion de la Bretagne.
  • Il a été un écrivain très prolifique, car son œuvre comprend plus de 200 volumes.
    Au début des années 1880, il est sujet à des crises d’hémiplégie et il est recueilli par les frères Saint Jean de Dieu, à Paris. Quasi-oublié dans ces dernières années, il va les consacrer à remanier son œuvre dans un sens plus conforme à la morale catholique. Il meurt le 8 mars 1887. (d’après Wikipedia)

 

Paul Féval fils (1860-1933)

  • Le fils a su en particulier exploiter les personnages de ses aînés pour leur faire vivre de nouvelles aventures : on lui doit ainsi la suite des aventures du Bossu : La jeunesse du Bossu (1934), Cocardasse et Passepoil (1909), Les Chevauchées de Lagardère (1909), Le Fils de Lagardère (1893, avec A. d’Orsay), Les Jumeaux de Nevers (1895, avec A. d’Orsay), Mademoiselle de Lagardère (1929), La petite fille du Bossu (1931). Il transforme ainsi en dynastie le nom de Pardaillan, en même temps qu’il tente de fonder une dynastie de plume.
  • Il s’est également inspiré de son père en écrivant Les bandits de Londres, qui n’est pas sans rappeler Les Mystères de Londres. Enfin, Féval fils a su exploiter l’autre veine à succès de son père, celle de la veine fantastique et vampirique, avec des romans comme Les vampires de la mer (1929), ou Le réveil d’Atlantide (avec H.-J. Magog, en 1923), mais ici, suivant l’air du temps, il modernise le fantastique, lui fait perdre la coloration gothique qu’il avait chez son père, pour le confronter à la science et au positivisme, ce qui fait de lui, de l’avis général, l’un des précurseurs de la science-fiction à la française.
    On lui doit ainsi la rencontre improbable de Cyrano et de d’Artagnan, dans d’Artagnan contre Cyrano (4 volumes, 1925) suivi de d’Artagnan et Cyrano réconciliés (3 volumes, 1928). Il a enfin publié Le fils de d’Artagnan (1914)et La vieillesse d’Athos (1930), ces deux dernières oeuvres n’étant que lointainement rattachées aux intrigues de la trilogie des Mousquetaires.
  • Plus généralement, Paul Féval fils a proposé une oeuvre de fantaisie, destinée plus volontiers à la jeunesse et sans grande prétention, qui emprunte à plaisir aux conventions romanesques de l’époque.

 
   
 

Films

  • 1913 Le Bossu (André Heuzé)
  • 1925 Le Bossu (Jean et H.Kemm)
  • 1934 Le Bossu (R.Sti)
  • 1944 Le Bossu (Jean Delannoy)
  • 1952 Le Fils de Lagardère (F.Cerchio)
  • 1955 Le serment de Lagardère (L.K.)
  • 1959 Le Bossu (André Hunebelle)
  • 1967 Lagardère, Le Bossu (2 épis.) (JP Decourt)
  • 1998 Le Bossu (Philippe de Broca)

 

Paul Féval s’est-il inspiré de l’Histoire pour développer son imagination ?

Il n’y en a pas d’indice.

Pourquoi, en 1857, Paul Féval a-t-il choisi ce nom, qui ne peut pas provenir de sa Bretagne natale… mais il situe l’intrigue dès les premières lignes au coeur pyrénéen de la Gascogne, dans la vallée du Louron et les impressionantes gorges de Clarabide (Hautes Pyrénées). Le « château de Caylus-Tarrides », dans cette vallée, serait une transposition du château de Génos (en ruines), dans la même vallée.

Henri de Lagardère est probablement un Gascon car le patronyme est bien lié au Sud-Ouest, même si le livre reste très évasif sur son origine. Dans « le Bossu », il est d’abord appelé « le petit parisien », avant même que l’on connaisse son nom : le chevalier de Lagardère qui, comme son surnom l’indique, vit dans la capitale.

En 1934, Paul Féval fils, dans « la jeunesse du Bossu », en fait le fils d’un modeste seigneur du Lavedan (sud des Hautes Pyrénées), et de la fille du duc de Gonzague-Guastalla.

Mais il y a bien des Lagardère, avant et après lui,  qui sont « montés à Paris ».

L’exemple de notre héros fougueux, entreprenant et avisé est bien digne de susciter l’enthousiasme, en particulier de ceux qui portent son nom…

Livre d’or

Les anciens commentaires :

Clemson de Insdigbord a écrit le 11-02-2015 à 11:07 :

Bonjour,

Je voulais vous souhaiter bonne chance ou vous laissant un petit message sur votre livre d’or.

Cordialement
Clemson

Raymond Oesknar de Insdigbord a écrit le 29-12-2014 à 21:18

Bonjour et bon courage dans ce projet de restauration .
Cordialement

alejandro de malaga a écrit le 23-01-2013 à 19:07

le chateau est en mauvais ètat maisen rèalité dans le fond il est très magnifique

 

Hugo Lagarère de malaga espagne a écrit le 22-01-2013 à 19:32

ce site me sert meme pour l´ecole VIVE LES LAGARDERE

PASCAL ROBLIQUE de BASCOUS (GERS) a écrit le 06-06-2011 à 08:59

Bonjour,
Aujourd’hui nous sommes tristes, un grand homme nous a quitté. C’était quelqu’un d’une très grande gentillesse qui laissera dans mon esprit le souvenir d’une personne avec un grand coeur qui aura donné toute sa passion pour notre association. Au revoir très cher JJ et soit en paix tout là haut où tu pourra surveiller le château . Je serais présent pour t’accompagner à LAGARDERE et chaque fois que j’y viendrai je ne manquerai pas de venir te voir.
Pascal

ROBLIQUE-THEBAULT de BASCOUS 32190 a écrit le 21-05-2009 à 18:17

Bien le bonjours très chers cousins. J’ai le grand plaisir de vous annoncer la naissance de ma patite fille Sarah qui viend agrandir notre grande famille. Par contre , me obligations proffessionnelles ne me permettrons pas d’être avec vous le 6 juin à mon grand regret. Mais appellez moi si un jour vous faites de l’entretien autour du château . A très bientôt.
Pascal

Leblanc Sylvie de Salies de Béarn 64270 a écrit le 13-09-2008 à 09:00

Félicitations pour votre initiative et votre courage a restaurer un tel monument
Très beau site
Bravo

GARNIER de Muret – 31 a écrit le 19-08-2008 à 11:57

Félicitations pour ce site attractif et très bien conceptualisé.
Excellente initiative pour J.J. Lagardère d’avoir cherché à réunir les descendants de cette illustre famille pour une bonne cause
Ayant passé moi-même une grande partie de mon enfance dans un château, je ne peux résister à une bien légitime attirance pour tout ce qui est ancien et beau avec des connotations historiques précises, telles que votre site le mentionne
Bonne continuation dans les travaux de restauration
AG.

FERRY Geneviève de 34300 agde a écrit le 18-08-2008 à 17:24

Bonjour, je viens de découvrir un site fort intéresant, fort bien renseigné : le vôtre ! Moi qui aime tant les vieilles pierres….qques minutes m’ont suffit pour être convaincue … et qui sait … une adhérente en devenir.

Le château

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